Tu sais probablement déjà beaucoup de choses sur la communication.
Tu sais qu’il vaut mieux parler des besoins de tes clientes que simplement présenter tes outils.
Tu sais qu’il est important d’avoir un message clair, une identité visuelle cohérente et une certaine régularité.
Tu sais même, peut-être, qu’il faudrait arrêter de publier au hasard et construire une véritable stratégie de communication.
Et pourtant…
Lorsque tu ouvres Canva ou que tu commences à rédiger une publication, tu te retrouves encore à te demander :
« Qu’est-ce que je pourrais bien raconter aujourd’hui ? »
Tu hésites entre plusieurs idées. Tu recommences ton texte. Tu modifies les couleurs de ton visuel. Tu te demandes si ton message est suffisamment clair, si tu en dis trop, pas assez, ou si quelqu’un prendra vraiment le temps de te lire.
Et à force de douter, tu repousses parfois la publication au lendemain.
Ce n’est pas parce que tu ne sais pas communiquer.
Et ce n’est certainement pas parce que tu manques de volonté.
Le véritable problème, c’est qu’il existe une grande différence entre connaître les bonnes pratiques et réussir à les appliquer à sa propre activité.
Des conseils en communication, tu en as probablement déjà beaucoup
Aujourd’hui, les conseils en communication sont partout.
Instagram t’explique comment créer une meilleure accroche.
YouTube te propose des dizaines de stratégies de contenu.
Les podcasts te parlent de visibilité, de storytelling ou de personal branding.
Les newsletters t’apprennent à mieux présenter tes offres.
Et ChatGPT peut te donner cinquante idées de publications en quelques secondes.
Tu ne manques donc probablement pas d’informations.
Peut-être même que tu en as trop.
Tu enregistres une publication qui t’explique pourquoi tu devrais faire davantage de Reels. Puis tu en découvres une autre qui affirme que les carrousels fonctionnent mieux. On te conseille de raconter ton histoire, puis de ne parler que des problématiques de tes clientes. D’être très personnelle, mais aussi de rester professionnelle.
Tu essaies de retenir ce qui semble pertinent. Tu testes certaines choses. Tu en abandonnes d’autres.
Et, petit à petit, ta communication devient un mélange de conseils glanés ici et là, sans que tu saches vraiment lesquels correspondent à ton activité.
Ce n’est pas que ces conseils sont mauvais.
Ils ont simplement été pensés pour répondre à une question précise, à un moment précis, pour une personne qui n’a peut-être ni ton activité, ni tes clientes, ni ta personnalité.
Le plus difficile n’est donc plus d’accéder à l’information.
C’est de savoir quoi garder, quoi laisser de côté et comment transformer ce que tu apprends en quelque chose qui fonctionne réellement pour toi.
Savoir quoi faire ne signifie pas toujours savoir comment le faire
Il y a beaucoup de choses que l’on peut parfaitement comprendre en théorie sans réussir à les appliquer.
Tu peux savoir qu’il faut choisir une cible, tout en ayant peur de fermer des portes si tu t’adresses à une personne précise.
Tu peux comprendre qu’un message doit être simple, mais ne pas réussir à simplifier le tien parce que tout ce que tu fais te semble important.
Tu peux savoir qu’il faut publier régulièrement, tout en étant incapable de tenir un rythme qui ne te demande pas de sacrifier tes soirées ou tes week-ends.
Tu peux avoir compris que ton identité visuelle doit refléter ta personnalité, sans savoir comment transformer « douceur », « profondeur » ou « authenticité » en couleurs, en typographies et en choix graphiques concrets.
Et c’est normal.
Entre le moment où tu comprends un conseil et celui où il devient réellement utile à ton activité, il reste tout un chemin à parcourir.
Il faut déterminer s’il est pertinent pour toi.
L’adapter à ton activité.
Faire des choix.
Le traduire en actions concrètes.
Tester ces actions suffisamment longtemps.
Puis observer ce qu’elles produisent et les ajuster.
C’est souvent là que ça coince.
Pas au niveau de la compréhension, mais dans le passage de la théorie à l’action.
Un conseil peut répondre à une question, mais il ne construit pas ta communication
Prenons un exemple très concret.
Tu ne sais pas quoi publier et tu demandes à ChatGPT de te proposer trente idées de contenus pour ton activité.
En quelques secondes, tu obtiens une liste entière.
Sur le moment, tu peux te sentir soulagée : tu ne manqueras plus jamais d’idées.
Mais lorsque tu relis ces propositions, elles te semblent peut-être un peu génériques. Certaines pourraient convenir à n’importe quelle praticienne. D’autres ne correspondent pas tout à fait à ta façon de travailler.
Et quelques jours plus tard, tu te retrouves à nouveau devant ton écran, sans savoir laquelle choisir ni comment la transformer en un contenu qui te ressemble.
Le problème ne vient pas forcément de ChatGPT, ni même de la qualité des idées proposées.
Pour te proposer des contenus véritablement pertinents, il aurait d’abord fallu lui expliquer :
- à qui tu souhaites t’adresser ;
- ce que cette personne traverse ;
- les sujets sur lesquels tu veux être identifiée ;
- ce que tu veux l’aider à comprendre ;
- ce qui distingue ton approche ;
- les offres que tu souhaites développer ;
- le rôle que tes contenus doivent jouer dans sa réflexion.
Autrement dit, il aurait fallu poser les décisions stratégiques avant de chercher les idées.
Sans ces fondations, tu peux accumuler des dizaines de conseils, de modèles ou de prompts. Ils resteront des éléments séparés que tu devras essayer d’assembler à chaque nouvelle publication.
Ta communication n’est pas une somme d’astuces
J’aime beaucoup utiliser la métaphore de la maison pour expliquer ce qui se joue ici.
Imagine que tu veuilles construire la tienne.
Tu peux choisir une très belle porte d’entrée.
Trouver une cuisine parfaitement adaptée à tes goûts.
Acheter de jolies fenêtres.
Passer des heures à sélectionner la couleur des murs.
Mais tu ne peux pas commencer par installer la porte et les fenêtres au milieu d’un terrain vide.
Tu as d’abord besoin de savoir ce que tu construis, pour qui et sur quel terrain. Tu as besoin d’un plan, d’une structure et de fondations suffisamment solides pour soutenir l’ensemble.
Pour ta communication, c’est exactement la même chose.
Tu peux créer de très beaux visuels.
Trouver de bonnes accroches.
Publier trois fois par semaine.
Tester des Reels ou lancer une newsletter.
Mais si tu ne sais pas précisément à qui tu parles, ce que tu veux lui faire comprendre et pourquoi elle devrait venir vers toi, toutes ces actions resteront fragiles.
Elles peuvent donner l’impression que tu avances. Mais elles ne construisent pas nécessairement une communication cohérente.
Les quatre fondations d’une communication qui tient debout
Pour qu’une communication puisse réellement soutenir ton activité, plusieurs éléments doivent fonctionner ensemble.
Un positionnement clair
Ton positionnement permet de comprendre à qui tu t’adresses, ce que tu apportes à cette personne et la place particulière que tu souhaites prendre.
Il ne t’enferme pas dans une case. Il t’aide à être comprise et reconnue.
Lorsque ton positionnement est flou, tu peux parler de nombreux sujets intéressants sans que les personnes comprennent réellement pourquoi elles devraient se tourner vers toi.
Un message qui parle à tes clientes
Ton message ne consiste pas seulement à expliquer ta pratique ou à présenter tes outils.
Il permet à ta cliente de reconnaître ce qu’elle vit, de comprendre ce que tu peux lui apporter et de sentir que ta manière de l’accompagner pourrait lui convenir.
C’est ce fil rouge qui relie tes contenus entre eux et qui donne du sens à ce que tu racontes.
Une identité visuelle cohérente
Ton identité visuelle n’est pas simplement là pour « faire joli ».
Elle traduit ton positionnement, crée une première impression et permet de reconnaître ton activité d’un support à l’autre.
Elle joue aussi un rôle beaucoup plus pratique : lorsqu’elle est véritablement posée, tu n’as plus besoin de remettre en question tes couleurs, tes typographies et la structure de tes visuels chaque fois que tu ouvres Canva.
Elle réduit le nombre de décisions à prendre.
Une stratégie adaptée à ton quotidien
Ta stratégie transforme toutes ces fondations en actions concrètes.
Elle t’aide à choisir les canaux sur lesquels tu veux être présente, les sujets dont tu vas parler, le rôle de chaque contenu et le rythme que tu peux réellement tenir.
Et non, une bonne stratégie ne t’oblige pas à publier tous les jours ni à être visible partout.
Elle doit te permettre de développer ton activité sans transformer ta communication en deuxième métier à temps plein.
C’est cela, bricoler sa communication
Quand je parle de « bricoler sa communication », je ne veux pas dire que tu fais n’importe quoi ou que tout ce que tu as créé jusqu’à présent est mauvais.
Tu as fait avec ce que tu avais.
Tu as testé, observé, appris et probablement créé de nombreuses choses intéressantes.
Bricoler, c’est simplement essayer d’améliorer des morceaux sans avoir encore regardé comment ils fonctionnent ensemble.
C’est modifier ton identité visuelle parce que ton compte Instagram ne te plaît plus, alors que le véritable problème vient peut-être d’un positionnement trop flou.
C’est chercher de nouvelles idées de contenus alors que tu n’as pas encore choisi les sujets sur lesquels tu veux être identifiée.
C’est changer de stratégie parce que tu n’obtiens pas rapidement de résultats, alors que tu n’as peut-être jamais défini précisément ce que chaque action devait t’apporter.
C’est suivre la méthode d’une personne qui publie tous les jours, sans te demander si son activité, son audience, son énergie et ses objectifs ressemblent aux tiens.
À chaque fois, tu améliores une pièce de la maison.
Mais tu continues à ressentir une forme d’instabilité parce que les fondations n’ont pas encore été posées.
Et si tu prenais quelques minutes pour faire le point ?
Avant d’enregistrer un nouveau conseil ou de télécharger un énième calendrier éditorial, je t’invite à regarder honnêtement ta communication actuelle.
Tu peux te poser ces quelques questions :
- Est-ce que je sais précisément à qui je parle ?
- Est-ce que cette personne peut comprendre rapidement ce que je peux lui apporter ?
- Est-ce que je sais ce qui distingue ma façon d’accompagner ?
- Est-ce que mes contenus renforcent une idée centrale ou partent-ils dans plusieurs directions ?
- Est-ce que mon identité visuelle traduit réellement ce que je veux transmettre ?
- Est-ce que je sais pourquoi j’utilise chacun de mes canaux de communication ?
- Est-ce que mon rythme est compatible avec mon quotidien et mon énergie ?
- Est-ce que je sais ce que j’attends concrètement de chaque action ?
- Est-ce que je laisse suffisamment de temps à mes choix avant de tout remettre en question ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir une réponse parfaite à chacune de ces questions.
Mais si plusieurs d’entre elles restent floues, cela te donne déjà une indication précieuse.
Tu n’as peut-être pas besoin d’apprendre une nouvelle technique.
Tu as peut-être besoin de revenir à ce qui doit être décidé avant de passer à l’action.
Lorsque tu bloques, ne cherche pas tout de suite une nouvelle solution
Notre premier réflexe, face à une difficulté, est souvent de chercher une solution supplémentaire.
Tu ne sais pas quoi publier ? Tu cherches une liste d’idées.
Tes visuels ne te plaisent pas ? Tu télécharges de nouveaux modèles.
Tu manques de visibilité ? Tu décides de publier davantage.
Mais le problème visible n’est pas toujours le véritable problème.
La prochaine fois que tu bloques, essaie plutôt de te poser ces trois questions :
- Qu’est-ce qui me bloque concrètement aujourd’hui ?
- Quelle décision de fond n’ai-je pas encore prise ?
- Quelle action simple pourrait traduire cette décision cette semaine ?
Si tu ne sais pas quoi publier, tu n’as peut-être pas besoin de vingt nouvelles idées. Tu as peut-être besoin de choisir les trois grandes problématiques sur lesquelles tu veux prendre la parole.
Si tu passes trop de temps sur Canva, tu n’as peut-être pas besoin de nouveaux modèles. Tu as peut-être besoin de poser des règles graphiques simples qui guideront tes choix.
Si tu changes constamment de stratégie, tu as peut-être surtout besoin de définir ce que tu attends concrètement de ta communication.
Tu passes alors d’un problème flou à une décision précise, puis à une action réalisable.
C’est ainsi que la théorie commence réellement à modifier ta communication.
Arrêter de bricoler ne signifie pas tout recommencer
Je tiens vraiment à le préciser, parce que l’idée de revoir sa communication peut vite devenir décourageante.
Tu n’as probablement pas besoin de repartir de zéro.
Tu as déjà posé des choses qui fonctionnent.
Peut-être une phrase qui touche particulièrement tes clientes.
Un sujet sur lequel les personnes viennent naturellement te questionner.
Un format que tu prends plaisir à créer.
Une identité visuelle qui commence à te ressembler.
Un canal qui t’apporte de vraies conversations.
L’objectif n’est pas de tout jeter.
Il est de regarder ce qui est déjà là, de comprendre ce qui manque et de remettre les différents éléments dans le bon ordre.
Une semaine pour transformer ce que tu sais en actions concrètes
C’est précisément pour cela que j’ai créé le bootcamp Arrête de bricoler ta com’.
Pas pour te donner une nouvelle accumulation de conseils.
Et pas non plus pour te demander de tout recommencer.
Pendant cinq jours, nous allons reprendre ensemble les fondations de ta communication : ton positionnement, ton message, ton identité visuelle et ta stratégie.
Chaque matin, nous avancerons sur une étape précise. Tu pourras ensuite travailler sur ta propre activité dans la journée, repérer ce qui te bloque et revenir avec tes questions le lendemain.
Parce que c’est souvent à ce moment-là que les véritables difficultés apparaissent : non pas lorsque tu découvres une méthode, mais lorsque tu essaies de l’appliquer à ton activité.
L’objectif est qu’à la fin de cette semaine, tu ne repartes pas simplement avec davantage de connaissances.
Mais avec des décisions prises, des fondations plus claires et une communication que tu sais comment faire vivre après le bootcamp.
Car connaître les bonnes pratiques peut t’indiquer une direction.
Mais c’est en les adaptant à ton activité et en les transformant en actions cohérentes que ta communication commence réellement à changer.